Le point F, le secret honteux de l’industrie agroalimentaire
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Dans les années 1970, Howard Moskowitz a identifié les proportions de sucre, de sel et de gras qui procure le maximum de plaisir sans provoquer de saturation ou de dégoût si la consommation se poursuit. Il a nommé ce point de convergence dans le mélange des trois ingrédients bliss point, le point de la félicité, connu désormais en francophonie comme le point F (1).
À l’aide de tests sur des consommateurs et d’algorithmes, lors de la préparation d’un produit ultra-transformé, la combinaison de sucre de sel et de matière grasse est soigneusement ajustée pour séduire le plus grand nombre en activant directement le circuit de la récompense. Plus un produit est proche du point F, plus il donne envie d’y revenir sans que cela soit connecté à la faim, jusqu’à devenir addictif.
Les industriels qui ont connaissance de cela, et aussi de la saveur umami qui provoque un effet similaire, ont ainsi le moyen de rendre accroc à certains de leurs produits, ce qui évidemment favorise les ventes.
Les produits en question, ultra-transformés de la pire espèce, ont des effets délétères sur la santé et aussi sur le comportement alimentaire, qui perd progressivement sa capacité naturelle à réguler les quantités de nourriture. Le processus de rassasiement et de satiété déboussolé par un contexte non prévu par ses automatismes, ne peut plus opérer correctement, el les excès inadaptés à nos besoins favorisent alors la dégradation de santé et la prise de poids.
Une raison de plus de renoncer clairement et fermement aux produits ultratrasformés !
Références :
1. Comment l’industrie utilise le bliss point ;https://www.dietetique.eu/blog/blisspoint-26dd5
