La qualité de relation, clé de l’efficacité de l’accompagnement

Les articles relation thérapeutique clé de l’efficacité des soins, et la relation, pierre angulaire du soin, publiés en 2013, faisaient le constat, en tant que praticien, qu’il est plus avantageux de perfectionner sa qualité relationnelle que d’accumuler les connaissances et les outils thérapeutiques. Pour les problèmes chroniques nécessitant la participation de la personne pour aller vers une amélioration durable, les meilleures solutions techniques  auront un effet limité si elle sont proposées en l’absence d’une alliance thérapeutique solide, qui s’établit par la qualité relationnelle.
Il est difficile de le démontrer dans le domaine de la santé,, car cela n’est pas dans la culture des soignants, et n’est donc jamais évalué.
Dans le domaine de la psychothérapie, des nombreuses évaluations ont été faites, avec toute la rigueur de la recherche universitaire. Une méta-analyse portant sur 17 études incluant plus de 5000 participants dans 9 pays  est sans équivoque dans sa conclusion : il y a un lien fort entre la qualité de la relation et la régression des symptômes, indépendamment des techniques utilisées.
L’accompagnement en santé face aux pathologies chroniques est-il vraiment différent de celui de la psychothérapie ?
En nutrition, la question se pose encore moins car les aspects psychologiques ont une place importante. Et il est évident que le succès d’une accompagnement nutritionnel repose sur la qualité de la relation.

Référence : C. Fluckiger & al : The reciprocal relationship between alliance and early treatment symptoms: A two-stage individual participant data meta-analysis.
Consulting and Clinical Psychology, 88(9), 829–843 – Résumé en ligne

 

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