Le jeûne intermittent fragilise-t-il la pousse des cheveux ?

Le jeûne intermittent ou TRE (Time-Restricted Eating) a démontré de nombreux avantage, sur la perte de poids et sur l’amélioration de certaines maladies chroniques (stéatose hépatique, diabète de type 2). Il est parfois présenté comme une mode alimentaire bénéfique pour la santé, qui pourrait être généralisé, mais est-il dépourvus de tout inconvénient ?
Des recherches ont montré qu’il favorise la perte de cheveux, par altération des cellules souches des follicules pileux qui est attribuée à une augmentation des acides gras libres (1,2). Cependant, un tel mécanisme ne se retrouve pas dans le régime cétogène qui augmente de manière significative les acides gras libres.
Que se passe-t-il de spécifique lors d’un jeûne intermittent ?
À défaut de comprendre ce qui se passe vraiment, observer une chute accrue de cheveux lorsque l’on pratique un jeune intermittent est une invitation à reconsidérer son intérêt, ou a minima voir ce qui se passe en le cessant.
Et cela nous invite aussi, dès lors que nous adoptons un mode alimentaire  restrictif en vue d’un avantage attendu, d’être attentif aux conséquences de ce régime sur notre corps et savoir l’arrêter s’il apparaît des signes de perturbation de la physiologie

Références :
1. Han Chen & al : Intermittent fasting triggers interorgan communication to suppress hair follicle regeneration – Cell 2025, 188(1) : 157-174
2. Abigail Benvie and Valerie Horsley : Intermittent fasting promotes HFSC death to inhibit hair growth – Life Metabolism, 2025, 4(2), loaf 006